27 avril 2026
Effluvium télogène : comprendre la chute liée au stress
Tu te souviens de cette période épuisante il y a quelques mois — un déménagement, une rupture, une maladie, un surmenage au travail ? Et maintenant, chaque matin sous la douche ou sur ta brosse à cheveux, tu constates une chute qui t'inquiète. Ce phénomène a un nom : l'effluvium télogène. Derrière ce terme un peu technique se cache une réaction tout à fait naturelle de ton corps, même si elle peut faire peur.
Pour comprendre ce qui se passe, il faut savoir que chaque cheveu suit un cycle de vie en plusieurs phases. Il y a d'abord une longue phase de croissance active, qui dure plusieurs années, puis une phase de transition, et enfin une phase de repos appelée phase télogène, au terme de laquelle le cheveu tombe naturellement. En temps normal, seulement 10 à 15 % de tes cheveux sont en phase de repos en même temps. Mais quand ton corps traverse un choc — physique ou émotionnel — il envoie un signal de stress qui précipite brutalement un grand nombre de follicules dans cette phase de repos. Le résultat se voit environ deux à quatre mois plus tard, quand tous ces cheveux tombent d'un coup.
C'est pour ça que la chute semble souvent "arriver de nulle part". Tu as oublié la période difficile, ou tu ne fais pas le lien, et soudain tes cheveux se clairsèment. Cette chute diffuse, répartie sur tout le crâne, est typique de l'effluvium télogène. Elle touche aussi bien les femmes que les hommes, et peut survenir après un accouchement, une fièvre importante, une opération chirurgicale, une carence alimentaire, ou simplement une longue période de stress chronique.
La bonne nouvelle, c'est que dans la grande majorité des cas, ce type de chute est réversible. Une fois la cause identifiée et le corps revenu à l'équilibre, les follicules reprennent leur cycle normal et les cheveux repoussent progressivement sur plusieurs mois. Ce n'est pas une perte définitive, et ça ne signifie pas que tes follicules sont endommagés. Ton scalp récupère, même si la patience est parfois mise à rude épreuve.
Cela dit, si la chute dure depuis plus de six mois, si elle te semble très importante, ou si tu remarques d'autres symptômes comme une fatigue persistante, des ongles cassants ou une peau sèche, il vaut vraiment mieux consulter un médecin ou un dermatologue. Ces signes peuvent indiquer une carence en fer, un trouble thyroïdien ou une autre cause sous-jacente qui mérite une attention particulière. Mieux vaut ne pas rester seul·e avec ses doutes.
En attendant, voici quelques gestes concrets qui peuvent t'aider au quotidien. Premièrement, prends soin de ton alimentation en t'assurant d'avoir suffisamment de protéines, de fer, de zinc et de vitamines du groupe B — des nutriments essentiels à la santé du cheveu. Deuxièmement, essaie de ménager de vraies plages de repos et de réduire les sources de stress si tu le peux, car le système nerveux et la santé capillaire sont étroitement liés. Troisièmement, sois doux·ce avec tes cheveux pendant cette période : évite les coiffures trop serrées, la chaleur excessive et les manipulations agressives, pour ne pas fragiliser davantage des fibres déjà en transition.
Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical.